En Isère, Madame Marie-Aimée BENISTANT, choquée par la situation économique des femmes chefs de famille et le regard que la société portait sur elles, décidait de les aider en créant une Association « Le Syndicat des Femmes Chefs de Famille » (appelé Syndicat et non association afin de montrer l’objectif de défense des intérêt matériels et moraux prévu dans les statuts).
Au même moment, à Nice, Madame Lucienne SEUILLOT, veuve de guerre, s’insurgeait de la hiérarchie sociale en vigueur qui honorait les veuves de guerre, privées de leur époux pour cause de défense de la Patrie ; respectait les veuves civiles dont le mari avait été « rappelé au ciel par Dieu ».
Les femmes divorcée étaient regardées avec quelque suspicion : les causes des séparation découlaient peut-être de graves dysfonctionnements, dont elles pouvaient être à l’origine ; quand aux mères célibataires, alors dénommées « filles-mères »,des écarts de conduite avaient généré leur statut, certains allant même jusqu’à les traiter de « femmes de mauvaise vie ». Le concubinage était alors marginal.
C’est pour lutter contre un tel état d’esprit et venir en aide à toutes ces femmes que c’est crée, le 3 mai 1966 à Nice, le « Syndicat des Femmes Chefs de Famille ( S.F.C.F ) ».
Le but : « défendre des droits des femmes seules (divorcées, séparées, veuves, célibataires) chefs de famille, afin qu’elles puissent élever leurs enfants dans la dignité et dans un climat épanouissant ».
La rencontre de Madame SEUILLOT et de Madame BENISTANT allait donner le « Syndicat National des Femmes Chefs de Famille », le 8 décembre 1970 à Nice, qui deviendra le « Syndicat National des Familles Monoparentales » (S.N.F.M.), dès 1984.
Depuis 1975, le législateur a admis qu’une personne seule élevant des enfants était légalement considérée comme une famille : nous avons salué cette avancée sociale.
Le « Syndicat National des Familles Monoparentales » ( S.N.F.M.) est agréé en 1971 par l’UNAF pour en devenir membre associé en 1996.